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[ Jeudi 13 décembre 2007 ]

APRÈS LA FORÊT, LE SECTEUR PHARMACEUTIQUE DOIT AUSSI CHANGER DE MODÈLE ÉCONOMIQUE.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Le Devoir dans la section économie du lundi 10 décembre 2007.

 

Titre : Le secteur pharmaceutique change de modèle économique.

 

Yves Mamou.

 

Abbott, un laboratoire américain (22,5 milliards $US de chiffre d'affaires), a annoncé mercredi 1200 licenciements dans sa branche cardio-vasculaire. Le même jour, Bristol-Myers Squibb (18 milliards $US de chiffre d'affaires en 2006) s'est lancé dans une restructuration en profondeur de son activité. BMS estime que le modèle traditionnel de la ‘’Big Pharma’’ est désormais périmé. Pour survivre, le groupe a choisi de se transformer en «entreprise biopharmaceutique de la prochaine génération».

 

BMS va réduire ses effectifs d'environ 10 % (4000 suppressions de postes) et procédera à la cession d'activités non stratégiques. L'imagerie médicale, la nutrition (lait infantile notamment) et le matériel médical qui représentent un quart du chiffre d'affaires seront cédés. Le pactole ainsi récolté sera réinvesti dans les biotechnologies: prises de contrôle, accords de licence... nourriront le portefeuille de médicaments du groupe.

Le rachat en septembre d'Adnexus Therapeutics, une entreprise de biotechnologie spécialisée dans les protéines thérapeutiques, pour un demi-milliard de dollars, a été présenté par Jim Cornelius, le nouveau patron du groupe, comme le prototype des investissements à venir.

 

Effet de ciseau

 

Pour rester riches et bien portants, les laboratoires pharmaceutiques ont, comme BMS, entrepris de s'adapter à un environnement modifié. Tous ont pris acte du fait que leurs grands services de recherche intégrés (13 000 personnes chez Sanofi-Aventis, par exemple) souffrent d'une crise de «productivité». Deux fois moins de médicaments nouveaux sont commercialisés aux États-Unis par rapport aux années 1990. Comme l'explique Sylvie Ouziel, directeur général de l'activité conseil d'Accenture, les laboratoires ont été victimes d'un «effet de ciseau»: «entre 2001 et 2005, quand l'industrie dépense 100, elle ne récupère plus que 80 à horizon de cinq ans».

 

D'un côté, le coût de développement croissant des médicaments «a été multiplié par 3,2 entre 1995 et 2005», explique-t-elle. Ce renchérissement tient à la montée des risques juridiques. Les pressions que les autorités sanitaires subissent de la part de l'opinion publique pour aboutir à un risque zéro se traduisent par une exigence d'essais cliniques de plus en plus large et des coûts de plus en plus élevés.

 

De l'autre côté, les laboratoires sont confrontés à l'érosion continue du prix des médicaments. Par ailleurs, les molécules sont cantonnées à des indications thérapeutiques toujours plus restreintes, tandis que les produits matures sont remplacés par des génériques. Conséquence: le chiffre d'affaires espéré d'une molécule lors de son lancement a décru de 38,5 % sur dix ans, selon Mme Ouziel.

 

Dans un premier temps, les laboratoires ont accru leurs investissements en recherche et développement «d'un facteur 3,4 entre 1995 et 2000». Autrement dit, ils ont investi plus massivement «encore dans la machine à détruire de la valeur», explique Mme Ouziel. La réaction des marchés ne s'est pas fait attendre: «entre 2000 et 2005, 500 milliards de dollars se sont évaporés en Bourse». Depuis deux ans, c'est un nouveau modèle de laboratoire pharmaceutique qui tente d'émerger.

 

 

 

En résumé, les coûts sur les recherches de nouvelles molécules coûtent plus chère, il y a moins de nouvelles molécules sur le marché et les produits existants, depuis un certains temps se retrouvent copiés par des produits génériques. Ce qui donnera des futurs médicaments de plus en plus couteux pour entreprises pharmaceutique, ce qui entraînera des augmentations aux consommateurs.

 

Une partie de ces problèmes, selon moi, est attribuable à la compagnie Merck (2e au monde) avec leur Vioxx. Les dénient et les erreurs des institutions de contrôle comme la FDA (Food and Drug Administration).

Je vous invite à lire le livre intitulé : Autopsie d’une catastrophe médicale, écrit par le Dr Christian Fortin et monsieur Jacques Beaulieu publié par Les Éditions de L’homme.

 

Ces changements économiques  seront toujours aux frais des travailleurs et des consommateurs, ne vous en faites pas... c’est cela le capitalisme (c’est normal).

 

JFD.

 

 

 

[ publié par Zeff le 2007-12-13 08:01:15 ]

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